PrincesseTorchon

une princesse au foyer entre crise de nerf et crise de rire

20 avril 2011

Amours adolescentes

Cet article a d'abord été publié sur le blog "Les Mégères de moins de cinquante ans"

 Il existe une période que tous les parents redoutent, un passage obligé dont les médias décrivent les méfaits sur tous les tons, du plus optimiste au plus shakespearien. Je veux bien sur parler de l'adolescence – oui bon à la fois tout est dans le titre. Comme toute mère -de deux filles par dessus le marché- je me demandais déjà comment nous pourrions survivre aux années Biactole. J'avais d'ailleurs trouvé un pensionnant pour jeunes filles. Au Québec. Un établissement très bien, genre avec uniforme et règlement du siècle dernier comment ça j'exagère ?. Je ne m'attendais surement pas à ce que l'adolescence commence si tôt. A cinq ans pour être exacte. Ça a débuté doucement, par des portes qui claquent et des soupirs à chaque demande d'aide : « Pfffff c'est toujours moi qui fais tout ici... ». Les choses ont très vite empiré hélas. Ainsi lors d'une crise parce qu'elle ne voulait pas partir de chez ses grands-parents, la cruauté prépubère est entrée en scène. S'adressant à Herr Torchon et à moi : « De toute façon quand vous serez morts je verrai papi et mamie comme je veux. » Ouaip. Ramasse tes dents. Et ta mandibule aussi.

Face à tant d'insolence et de rébellion je peux te dire cher lecteur que les punitions ont commencé à pleuvoir. Sauf que la réaction de Fléau de Dieu ne s'est pas fait attendre, avec les premières menaces de fugue : « Je vais prendre mes affaire et vivre chez papi et mamie. Eux ils m'embêtent pas. » Là j'ai commencé à me dire qu'il ne manquait plus que la musique à fond et les chagrins d'amour. Sauf que nan. C'est fait aussi. Parce que la môme ça faisait déjà un an qu'elle avait un chéri. Même qu'elle prenait ça TRES au sérieux la donzelle : bisous, retrouvailles passionnées et larmes du week-end à coup de « mais maman Namoureux il me manque troooop... ». Un truc assez chiant mignon.

enf

La tragédie a eu lieu il y a quelques semaines. Namoureux a plaqué ma fille pour une autre et les larmes ont coulé à flot. Fléau de Dieu ayant déjà choisi la couleur de la robe de mariée -véridique- son chagrin a été à la hauteur de ses espérances. En mère consolatrice que je suis, je tentais de montrer à l'ado en herbe que je compatissais et lui expliquais qu'un jour elle trouverai sans doute un fiancé encore mieux que le trop cruel Namoureux. La colère de Fléau de Dieu a été fulgurante : « Mais maman tu comprends rien, je suis AMOUREUSE !!!! » puis avec un air sombre et torturé fleurant bon l'Eau Précieuse : « Je veux pas d'autre chéri, c'est Namoureux que je veux. » Il a fallu beaucoup de câlins pour qu'elle se calme enfin.

coeur

Les torrents de larmes se sont taries et ma micro-ado se remet doucement de ce qu'elle nomme avec douleur son « chagrin d'amour ». Elle a bien sur vite retrouvé le sourire. Sauf que parfois, le soir, étendue entre ses draps Princesses Disney, on peut l'entendre chantonner des paroles qu'elle invente : « Namourameux a dit qu'il ne m'aime plus. J'ai un chagrin d'amour pour toujours. »

Et sinon ami lecteur, tu penses que ce serait envisageable un bon couvent pour les 15 prochaines années ?

Posté par princessetorchon à 09:24 - Couches et biberons : la princesse est maman - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    Bon courage, t'as pas fini d'en chier!!!!
    Y'a de très bonnes institutions psychocathorigides par chez moi, tu veux quelques adresses?

    Posté par Babeth, 23 avril 2011 à 22:40
  • REPONSE

    @ Babeth : tu sais, je suis lucide, je sais que je vais en chier pour les....15 prochaines années.

    Posté par FrauTorchon, 25 avril 2011 à 17:21

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